1916, Calcutta. Un nourrisson est déposé devant la porte d'un orphelinat accompagné d'une lettre aux précautions inquiétantes : on ne doit découvrir ni le nom ni la date de sa naissance. Seize ans plus tard, il est temps pour Ben et ses camarades de la Chowbar Society - cercle très fermé qu'ils ont formé pour veiller les uns sur les autres - de quitter l'institut qui les a vus grandir. Surgit alors Sheere, une jeune fille en qui l'adolescent se reconnaît étrangement.
Cette nouvelle venue leur raconte une histoire, celle d'un architecte de génie dont l'oeuvre fut détruite par les flammes, enfermant en son sein son créateur. Depuis, il semblerait qu'une âme en colère cherche à venger sa mort et Ben pourrait bien être en danger... Après la côte anglaise disparaissant sous la brume, Carlos Ruiz Zafon nous entraîne cette fois dans la moiteur des nuits de Calcutta, au cours des années 1910.
Et en fin conteur oppose le feu sacré de l'adolescence à la noirceur et à la violence des temps incertains.
Mlle Charlotte, la nouvelle factrice, chante en distribuant le courrier. Comme elle est très curieuse, elle ouvre chaque jour une enveloppe ! Quand les lettres annoncent de mauvaises nouvelles, Mlle Charlotte les réécrit pour rendre les gens heureux. Mais le village de Saint-Machinchouin se retrouve sens dessus dessous...
A la fin du XIXe siècle, au Japon, le jeune Yuko s'adonne à l'art difficile du haïku. Afin de parfaire sa maîtrise, il décide de se rendre dans le sud du pays, auprès d'un maître avec lequel il se lie d'emblée, sans qu'on sache lequel des deux apporte le plus à l'autre. Dans cette relation faite de respect, de silence et de signes, l'image obsédante d'une femme disparue dans les neiges réunira les deux hommes.
Dans une langue concise et blanche, Maxence Fermine cisèle une histoire où la beauté et l'amour ont la fulgurance du haïku. On y trouve aussi le portrait d'un Japon raffiné où, entre violence et douceur, la tradition s'affronte aux forces de la vie.