L'auteur déteste connaître à l'avance l'histoire des films qu'il va voir, pourvu qu'il soit sûr que le film est bon. Partons donc du principe que ce livre est bon et ne dévoilons donc pas son intrigue. Tout est d'ailleurs contenu dans son titre et son sous -titre. Le premier ne fait pas seulement référence au Salve Regina, mais aussi à l'épisode du même nom (Tåredalen) du film de Bergman « Scènes de la vie conjugale (Scener ur ett äktenskap) ». Le sous-titre part d'une ferme conviction de l'auteur : les grands tragédiens, de Sophocle à Shakespeare, sont les précurseurs des bons thrillers. Et ce thriller linguistique vous mènera jusqu'au bout du bruit et de la fureur, de la guerre et de la paix, de la souffrance la plus extrême et, enfin, de la justice.
" Au commencement, il y a cette peinture d'Edward Hopper qu'on peut voir à Chicago. J'ai dû l'apercevoir à plusieurs reprises avant de m'en procurer une reproduction, un dimanche d'ennui. Un soir, sans intention particulière, j'ai observé la femme en robe rouge de la peinture, assise au comptoir d'un café nommé Phillies, entourée de trois hommes. Alors, çà s'est imposé à moi, sans que j'aie rien cherché. J'ai eu l'envie impérieuse de raconter l'histoire de cette femme et des trois hommes autour d'elle, et d'un café de Cape Cod. "