À mi-chemin entre colonisateurs et colonisés, les Italiens de Tunisie, tout en étant confrontés à l’acculturation française, réclament leurs identités et cultures ancestrales, ainsi que l’héritage direct de Rome antique. Carthage et d’autres vestiges qui ont d’une certaine manière façonné les paysages de cette terre, représentent autant de traces se prêtant à des lectures de l’histoire extrêmement divergentes. La Tunisie de l’époque coloniale alimente tout un débat littéraire franco-italien, symbolisant ainsi une pomme de discorde entre les deux « Sœurs latines ». D’un point de vue italien, la Tunisie apparaît comme un prolongement naturel de la Péninsule, une terre irrédente usurpée par la France, tout comme d’ailleurs la Corse, Nice et la Savoie. Les Français au contraire mettent en évidence que les Romains ont été les auteurs de l’anéantissement de Carthage : Delenda Carthago ! (« Il faut détruire Carthage ! », répétait Caton, devant le Sénat romain). La puissance coloniale moderne serait ainsi la protectrice d’une « terre vaincue » par les Romains (province). Alessio Loreti analyse les représentations de la Tunisie et de sa communauté italienne à travers l’œuvre de quatorze écrivains nés ou expatriés dans le Protectorat français entre 1900 et 1950 : Antonio Corpora, Menotti Corsini, Francesco Cucca, Federico De Maria, Luigi De Paolis, Ercole Labronio, Cesare Luccio, Vito Magliocco, Guido Medina, Adrien Salmieri, Francesco Santoliquido, Giuseppe Sicurella, Mario Scalesi et Clarice Tartufari.
Frantz Fanon (1925-1961), psychiatre antillais, a été militant de l'indépendance algérienne au sein du FLN.
Sous la forme d'une lettre posthume à son grand-père, Delphine Minoui, journaliste franco-iranienne, raconte ses années passées à Téhéran, de 1997 à 2009. Elle porte un regard neuf sur son pays ...
Le combat du Docteur Salem Esch-Chadely est présenté, à travers les oppositions et les outrages qu'il a endurés, comme l'oeuvre de résistance du premier psychiatre à la psychiatrie coloniale ...