C'est un grand jour à Ferrare. On y célèbre les noces du duc Alfonso et de Lucrèce de Médicis. La fête est extravagante et la foule n'a d'yeux que pour le couple. La mariée a 15 ans, et rien ne l'avait préparée à ce rôle. Elle n'était que la troisième fille du grand-duc de Toscane, la discrète, la sensible, celle dont ses parents ne savaient que faire. Mais le décès soudain de sa soeur aînée a changé on histoire. Une fois la fête finie, Lucrèce se retrouve seule dans un palais immense et froid. Seule face aux intrigues de la cour. Seule face à son mari, un homme aussi charismatique que terrifiant. Et tandis qu'elle pose pour li le portrait de mariage qui figera son image pour l'éternité, elle voit se dessiner ce que l'on attend d'elle : donner vie à un héritier. Son propre destin en dépend...
Longtemps après la guerre nucléaire, l'élégant et candide Dr Poole débarque dans une Californie fantomatique. Courtoisement accueilli, il découvre une humanité mutante soumise au culte d'idoles sanguinaires, une civilisation désolée où l'accouplement n'est permis que quinze jours par an. De rares dissidents tentent d'échapper au cauchemar. Avec son ironie féroce, Huxley annonçait, voici plus d'un demi-siècle, ces temps futurs dans lesquels nous sommes entrés.
En 1550, une question agite la chrétienté : qui sont les Indiens ? Des êtres inférieurs qu'il faut soumettre et convertir ? Ou des hommes, libres et égaux ? Un légat envoyé par le pape doit en décider. Pour l'aider, deux religieux espagnols. Ginès de Sepúlveda, fin lettré, rompu à l'art de la polémique, et Bartolomé de Las Casas, prêtre ayant vécu de nombreuses années dans le Nouveau Monde. Le premier défend la guerre au nom de Dieu. Le second lutte contre l'esclavage des Indiens. Un face-à-face dramatique dont l'écho retentit encore.
" Avec la souveraine liberté du romancier, Jean-Claude Carrière met en scène la célèbre "dispute'. Son beau livre subtil et original est bâti avec un rare sens dramatique. " Paul-Jean Franceschini – L'Express