Dans les années cinquante, des adolescents cinéphiles échangent sous des pseudonymes des messages d'amitié dans le courrier des lecteurs de la revue Amor Film. Deux d’entre-eux, un Algérien de Tizi Ouzou et une Tunisienne de Sousse, entrent en contact de cette manière. Au cours de cette correspondance, qui forme la trame du roman, leur amitié se transforme en amour. Or c’est l’époque du début de la guerre de libération nationale en Algérie, ce tragique événement, qui n’attire pas au début leur attention en raison de leur jeune âge, finir cependant par s’imposer.
La naissance et l’évolution de cette relation sont relatées par la sœur de la jeune Tunisienne qui commente des extraits de lettres et de photos envoyés par le lycéen à son amie et se reporte aux souvenirs qu’elle a gardés de cette époque où elle était enfant.
"Il y a dans son regard de la compassion, celle des chevaux qui voient les pauvres hommes aller d'une comédie à l'autre."Ils s'appellent Zingaro, Chaparro, Lautrec, Le Caravage... L'un fut sauvé in extremis de l'abattoir, un autre légué par un torero en déroute, un autre encore, racheté pour une poignée de pesetas à un maquignon véreux. Ces chevaux ont marqué la vie de Bartabas, célèbre fondateur du théâtre Zingaro. Grâce à leur complicité naturelle, il est devenu un écuyer d'exception, réalisant des prouesses qu'aucun artiste n'avait accomplies avant lui.Avec ce livre poignant, Bartabas nous entraîne dans les coulisses de ses spectacles et offre à ses compagnons de route leur plus beau tour de piste.