Après des mois de recherches, Suzie Baker retrouve enfin l'épave d'un vieux Boeing emprisonné sous les glaces du mont Blanc. À l'intérieur de la carlingue repose un document qui pourrait rendre justice à sa famille accusée de haute trahison. Mais cette découverte compromettante réveille les réseaux parallèles des services secrets américains. À New York, le reporter Andrew Stilman se remet à peine de l'agression qui a failli lui coûter la vie. Mais l'histoire de Suzie Baker est si belle, ce qu'elle implique si énorme, qu'elle vaut peut-être le coup de risquer sa peau une deuxième fois... Traqués, manipulés, Suzie et Andrew devront déjouer pièges et illusions, jusqu'à toucher du doigt l'un des secrets les mieux gardés de notre temps.
" Marc Levy prouve une fois de plus son indéniable talent de conteur. L'histoire, efficace, offre un réel plaisir de lecture. " Le Figaro
" En flirtant avec l'espionnage, la géopolitique et l'écologie, Marc Levy farbique une ambitieuse démonstration de manipulation mondiale sans cesse relancée par la nervosité des dialogues. C'est sa grande force. " Pierre Vavasseur – Le Parisien
Après avoir passé six ans à la Croix-Rouge et dirigé un cabinet d'architectes, Marc Levy publie Et si c'était vrai... aux Éditions Robert Laffont en 2000. Ce premier roman connaît un succès immédiat en France ainsi qu'à l'étranger, et est adapté au cinéma en 2005 par Dreamworks. Marc Levy a écrit 19 romans, et il est traduit en 49 langues. Avec plus de 40 millions d'exemplaires vendus, il est l'écrivain français le plus lu dans le monde. Marc Levy vit à New York.
Abattu par un chagrin d'amour, Stendhal se console en écrivant ce court traité sur les origines de la passion. Peintre et expert de l'âme humaine, le romancier compare les moeurs sentimentales de différents pays, partage ses aventures personnelles, et établit sa célèbre théorie de la cristallisation. "Laissez travailler la tête d'un amant pendant vingt-quatre heures", écrit-il, "et voici ce que vous trouverez. Aux mines de sel de Salzbourg, on jette dans les profondeurs abandonnées de la mine un rameau d'arbre effeuillé par l'hiver : deux ou trois mois après, on le retire couvert de cristallisations brillantes." C'est ainsi que la femme aimée est changée en déesse, aussi idéale qu'inaccessible.Alternant réflexion et anecdotes, toujours avec ironie, De l'amour mêle l'autobiographie à la philosophie. A partir de ses amours passionnées et malheureuses, Stendhal établit une théorie universelle des sentiments. Opposant Werther à Don Juan pour rejeter la figure du séducteur conquérant, il fait de l'amant romantique une figure mythique.
Ce qu'il faut dire ? Ce qu'il faut taire ? Chacun de leur côté, Auburn et Owen charrient le poids d'un lourd passé. Elle, jeune femme fonceuse, est bien décidée à saisir sa chance. Lui, artiste insaisissable, tire ses tableaux des confidences des autres. Lorsque, par hasard, Auburn pénètre dans la galerie d'Owen et s'y fait embaucher, l'attirance est immédiate. Mais l'ombre des non-dits s'invite bientôt dans leurs rapports. Quant à une confession, elle les condamnerait sans doute à jamais...
Meilleure romance 2015 par les lectrices américaines
" Le livre est beau, net, désespéré et étrangement consolateur. Comme le sont très souvent les romans de Jean-Paul Dubois. "
Télérama
Paul Hansen purge sa peine dans un pénitencier canadien.
Dans la cellule qu'il partage avec Horton, un Hells Angel incarcéré pour meurtre, il se raconte sa vie. L'enfance, à Toulouse, entre un père pasteur et une mère gérante d'une salle de cinema. Son métier de superintendant à la résidence L'Excelsior, où il réparait les âmes et entretenait les bâtiments. Les moments de folle liberté dans l'aéroplane de Winona, sa compagne pilote. Et le crime qui l'a conduit en prison.
Dans cet admirable roman, on retrouve un écrivain animé par un sens aigu de la fraternité . Et par un sentiment de révolte à l'égard de toutes les injustices.
Né à Toulouse, Jean-Paul Dubois est l'auteur de nombreux ouvrages disponibles chez Points. Il a obtenu le prix France Télévisions 1996 pour Kennedy et moi, le prix Femina et le prix du roman Fnac 2004 pour Une vie française et le prix Goncourt 2019 pour Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon.
Antan a tout l'air de n'être qu'un paisible village polonais. L'existence y est ponctuée par le temps : le temps d'aimer, de souffrir puis de mourir. Antan est situé au centre de l'univers – coeur du monde, coeur des hommes, coeur de l'histoire. Mais qui préside à son destin ? Dieu, qui du haut des cieux lui envoie les maux et les bonheurs dévolus aux humains, ou le châtelain Popielski, envoûté par le Jeu du labyrinthe que lui a offert le rabbin et qui, d'un coup de dés, renverse peut-être l'ordre des choses ? Un homme se transforme en bête, les âmes des morts errent dans le bourg jusqu'à se croire vivantes, des animaux parlent à une vieille folle... Au cours ordinaire de la vie se substitue brutalement la guerre avec son cortège d'événements diaboliques. Un conte ponctué de purs moments d'émotion, de fragiles instants de vérité saisis au vol par une plume d'une fraîcheur et d'une originalité peu communes, celle d'Olga Tokarczuk, la romancière polonaise contemporaine la plus traduite dans le monde, récompensée du prix international Man Booker 2018.
" L'Orient " est une création de l'Occident, son double, son contraire, l'incarnation de ses craintes et de son sentiment de supériorité tout à la fois, la chair d'un corps dont il ne voudrait être que l'esprit.
À étudier l'orientalisme, présent en politique et en littérature, dans les récits de voyage et dans la science, on apprend donc peu de choses sur l'Orient, et beaucoup sur l'Occident. C'est de ce discours qu'on trouvera ici la magistrale archéologie.
Edward W. Said (1935-2003)
Né à Jérusalem, émigré aux États-Unis en 1951, il a été professeur de littérature comparée à l'université de Columbia. Il est l'auteur de plus de vingt livres, traduits dans une trentaine de langues, dont Des intellectuels et du pouvoir, paru au Seuil.
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Catherine Malamoud
Préface de l'auteur (2003) traduite par Sylvestre Meininger