Quand les morts influencent le présent Un revenant c'est, anthropologiquement, un disparu qui revient pour réclamer son dû. C'est, en ce sens, le symptôme d'un malaise que la communauté ne peut plus retenir ni contenir : celle-ci est sommée, par l'apparition, d'intégrer symboliquement, suivant un ensemble réglé de rituels et un effort collectif de remémoration, ses réquisits. Or si la cohésion sociale risque sans cesse d'être entamée par ces fantômes inquiétants et impérieux qui travaillent souterrainement les fondements de la société, c'est peut-être parce qu'ils sont eux-mêmes le signe d'une corrosion déjà entamée. La revenance perturbe notre rapport au temps, ce rapport que l'historicisme voudrait identique au "cadre homogène et vide" de l'histoire sans mémoire. C'est une présence souterraine toujours agissante qui oblige les vivants à restituer la part des morts mais aussi à tenir les promesses dont ceux-ci ont été frustrés.
En 2013, Edward Snowden est devenu le lanceur d'alerte le plus célèbre de la planète. Il a tout risqué pour révéler au monde le projet du gouvernement américain : un programme secret de surveillance capable de s'infiltrer dans la vie privée de chacun. Porté par une passion pour la vérité, Edward Snowden raconte comment il a participé à la construction d'un système de surveillance de masse et ce qui l'a conduit à le dénoncer. Un témoignage exceptionnel, appelé à devenir un classique de notre temps.
Ingénieur système de formation, Edward Snowden a été officier au sein de la CIA et a travaillé comme sous-traitant pour la NSA. Il a reçu plusieurs distinctions pour son engagement dont le prix Nobel alternatif.
" Quand les historiens de l'avenir se pencheront sur notre époque, ils ne pourront pas ignorer Edward Snowden. "
L'Obs
" Edward Snowden est un Robin des bois qui a osé s'attaquer au Big Brother américain de l'espionnage. "
Marianne
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Étienne Menanteau et Aurélien Blanchard
Jacques Ellul (1912-1994) et Bernard Charbonneau (1910-1996), amis et animateurs dans le Sud-Ouest du mouvement personnaliste, faisaient partie des " non-conformistes " des années 1930, une nébuleuse intellectuelle foisonnante gravitant autour d'une critique non marxiste de l'aliénation de l'homme moderne. Toute une jeunesse intellectuelle en ébullition qui veut rompre avec ce qu'elle appelle le " désordre établi " et opérer un changement de mentalité susceptible de provoquer une révolution qui permettra à chacun de s'affirmer en tant que personne singulière dans un milieu à " hauteur d'homme ".