Un fils parle de son père, enfant à la prunelle vive dans une Tunisie sous protectorat. Le petit garçon de la médina, soutenu par son instituteur, réalise enfin son rêve de devenir avocat. Autour de lui, prépondérants et indigènes se croisent sans se mêler, artisans des souks et cochers maltais s'affairent dans un monde qui chancelle sur la crête du chaos. Les deux conflits mondiaux, la main de fer du résident général, l'indépendance, autant de convulsions à affronter côte à côte pour le père et le fils. Entre confrontation et connivence, leur attachement est indicible dans une société qui impose la pudeur des sentiments.
Hommage émouvant au père et à l'enfance, Ali Bécheur nous offre ici, sur deux générations, une traversée du siècle magistrale et intime.
Ali Bécheur, né à Sousse, vit à Tunis où il a exercé la profession d’avocat. Auteur de romans et de nouvelles, il est un auteur phare de la littérature tunisienne d’aujourd’hui.
il a notamment reçu le prix de l’Association Tunisie-France pour l’ensemble de son oeuvre, tandis que son roman Le Paradis des Femmes (Elyzad, 2006) a été finaliste du Prix des cinq continents de la Francophonie et s’est vu récompensé du Prix Comar d’Or en Tunisie la même année.
L'histoire se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale en Marsovie, riche principauté d'Europe centrale. Alexandre de Rocoule, gérant du luxueux hôtel d'Arden, homme à femmes dont la gaieté a quelque chose de féroce, et Salomon Lengyel, veuf sérieux et solitaire, sont liés par une passion commune : l'opérette. Depuis 1917, ils ont écrit ensemble une quantité impressionnante de pièces en trois actes, inachevées car ils ne sont jamais d'accord sur la scène finale. Pendant qu'ils travaillent sans relâche, la bête nazie rôde autour de la Marsovie sur laquelle elle ne va pas tarder à poser la patte. Les persécutions de Juifs commencent. Le danger devient pressant pour Salomon, pour sa fille Esther et pour Alex. Et si la composition d'une dernière opérette était le seul moyen de leur sauver la vie ?
En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire "oui". Contre la décision de son père, le seigneur du domaine des Murmures, elle s'offre à Dieu et exige de vivre emmurée jusqu'à sa mort. Elle ne se doute pas de ce qu'elle entraîne dans sa tombe, ni du voyage que sera sa réclusion... Loin de gagner la solitude, la voici bientôt témoin et actrice de son siècle, inspirant pèlerins et croisés jusqu'en Terre sainte.Aujourd'hui encore, son fantôme murmure son fabuleux destin à qui sait tendre l'oreille.Après Le coeur cousu, Carole Martinez nous offre un conte sensuel et cruel, encensé par la critique et les lecteurs. Elle y dessine l'inoubliable portrait d'une femme insoumise, vivant à la lisière du songe.
La lignée des Scorta est née d'un viol et du péché. Maudite, méprisée, cette famille est guettée par la folie et la pauvreté. A Montepuccio, dans le sud de l'Italie, seul l'éclat de l'argent peut éclipser l'indignité d'une telle naissance. C'est en accédant à l'aisance matérielle que les Scorta pensent éloigner d'eux l'opprobre. Mais si le jugement des hommes finit par ne plus les atteindre, le destin, lui, peut encore les rattraper.
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