Leonardo Padura

Poussière dans le vent

ISBN: 9782757899823

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"Un roman virtuose où se lit en creux un demi-siècle d'histoire cubaine". Le Monde Ils ont vingt ans. Elle arrive de New York, il vient de Cuba, ils s'aiment. Il lui montre une photo de groupe prise en 1990 dans le jardin de sa mère. Intriguée, elle va chercher à en savoir plus sur ces jeunes gens. L'énorme crise économique des années 1990 fait fuir des milliers de cubains. Parmi eux des membres du Clan, comme se sont appelés ce groupe d'amis dont les destins seront éclatés aux quatre coins du monde, tels des poussières, après cet exil forcé. En suivant ces huit personnages magnifiques et attachants, leur souvenirs et leurs secrets, Leonardo Padura nous entraîne et nous fait vivre au plus près de la diaspora cubaine. Leonardo Padura, né à La Havane en 1955, est romancier, essayiste, journaliste et auteur de scénarios pour le cinéma. Traduit dans plus de quinze pays, il a démontré par ses romans L'Homme qui aimait les chiens (2011) et Hérétiques (2014) qu'il fait partie des grands noms de la littérature mondiale. La plupart de ses livres sont disponibles chez Points. Traduit de l'espagnol (Cuba) par René Solis

Editeur
POINTS
Langue
français
Nombre de pages
738
Date de parution
2023
Auteur
Léonardo Padura

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"Le 9 janvier 1993, Jean-Claude Romand a tué sa femme, ses enfants, ses parents, puis tenté, mais en vain, de se tuer lui-même. L'enquête a révélé qu'il n'était pas médecin comme il le prétendait et, chose plus difficile encore à croire, qu'il n'était rien d'autre. Il mentait depuis dix-huit ans, et ce mensonge ne recouvrait rien. Près d'être découvert, il a préféré supprimer ceux dont il ne pouvait supporter le regard. Il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.Je suis entré en relation avec lui, j'ai assisté à son procès. J'ai essayé de raconter précisément, jour après jour, cette vie de solitude, d'imposture et d'absence. D'imaginer ce qui tournait dans sa tête au long des heures vides, sans projet ni témoin, qu'il était supposé passer à son travail et passait en réalité sur des parkings d'autoroute ou dans les forêts du Jura. De comprendre, enfin, ce qui dans une expérience humaine aussi extrême m'a touché de si près et touche, je crois, chacun d'entre nous."