Lorsqu'on emploie les mots " manichéen " ou " manichéisme " on songe rarement à Mani, peintre, médecin et philosophe oriental du IIIe siècle, que les Chinois nommaient " Le Bouddha de lumière " et les Egyptiens " l'apôtre de Jésus ". Bien loin des jugements tranchés et sans appel auxquels on l'associe, sa philosophie tolérante et humaniste visa à concilier les religions de son temps. Elle lui valut les persécutions, le supplice, la haine. Mille ans après, l'accusation de manichéisme conduisait encore les Albigeois au bûcher... Nul mieux que l'auteur de Léon l'Africain et de Samarcande (prix des Maisons de la Presse 1988), né dans un Liban déchiré par les fanatismes, ne pouvait raconter l'aventure de cette existence. Tous les ingrédients sont là d'un grand roman qui participe de la légende et de la vérité, du péplum et de la poésie... Arnould de Liedekerke, Le Figaro Magazine.
Amin Maalouf est un écrivain franco-libanais.
Il passe les premières années de son enfance en Égypte, patrie d'adoption de son grand-père maternel, lequel a fait fortune dans le commerce à Héliopolis.
Amin est le second de quatre enfants. Sa mère est originaire d'une famille de la montagne libanienne, famille d'enseignant par tradition depuis la génération des arrières grands-parents. Sa grand mère maternelle est turque et son grand-père chrétien mahorite.
Le père de Amin est, lui, le fils d'un pasteur presbytérien mais n'est pas pratiquant. C'est donc dans une mixité de religion que l'enfant à grandi.
"- Comment s'appellent-ils, ces trois-là ?- Steinbock, Ibbieta et Mirbal, dit le gardien.Le commandant mit ses lorgnons et regarda sa liste : - Steinbock... Steinbock... Voilà. Vous êtes condamné à mort.Vous serez fusillé demain matin.Il regarda encore : - Les deux autres aussi, dit-il.- C'est pas possible, dit Juan. Pas moi.Le commandant le regarda d'un air étonné..."Ce volume comprend Le mur, La chambre, Érostrate, Intimité, et L'enfance d'un chef : "Voici cinq petites déroutes tragiques ou comiques... Toutes ces fuites sont arrêtées par un mur." (Jean-Paul Sartre)
La chance a abandonné le vieux pêcheur : voici plusieurs semaines qu'il revient au port avec sa barque vide. Pourtant, tous les soirs, il prépare, avec son jeune ami Manolin, à qui il a appris l'amour de la mer, la pêche du lendemain qui lui accordera peut-être une dorade, un thon ou même un requin. Vient un jour où, en effet, le vieil homme rencontre son poisson. L'homme et l'animal vont alors s'affronter en un duel long et âpre qui va durer plusieurs jours, plusieurs nuits...