«La Tunisie a besoin de narrations qui engagent toute la population dans une réflexion sur son présent et son avenir. C’est une réflexion motivée par la recherche permanente du bien-être collectif. On sort ainsi du clivage idéologique stérile, et on rentre dans un système de concurrence par le haut où la confrontation philosophique avec ses valeurs et son éthique ne vise qu’à donner accès au champ des libertés responsables et à l’étendre. Les compétiteurs politiques n’auraient alors d’alternative que celle de proposer toujours mieux pour marquer positivement leurs différences. On ne chercherait plus à concurrencer l’adversaire par le bas mais à proposer davantage et mieux. On sortirait alors de la logique du moins mauvais et rentrerait dans celle de l’excellence. On sortirait de l’ère du tout économique où convergent les idéologies aussi bien de gauche que de droite et on rentrerait dans l’ère des narrations positives.»
Elle est encore jeune et déjà lasse. Elle parle d'amour à la télévision mais peine à trouver du sens à sa propre histoire. Dans un café de l'île Saint-Louis, elle croise la route d'une élégante femme mûre.
Elle a les cheveux blancs et les yeux clairs. Elle a cherché l'amour dans les bras d'hommes qui l'ont plus ou moins aimée, jusqu'à ce que l'évidence d'une rencontre éclipse toutes les autres. Au fil de leurs échanges, elle transmet à travers son histoire ce qu'elle a découvert de l'amour, le vrai.
Sabrina Philippe est psychologue. Chroniqueuse dans l'émission " Toute une histoire ", elle collabore avec divers magazines et radios.