Le Phédon raconte une mort, celle de Socrate. Mais le récit de ces adieux singuliers est l'occasion de tenir un discours différent à ce sujet. Car Socrate meurt après avoir parlé, après avoir arraché à la mort son « masque » effrayant de sorcière, et en pariant sur l'immortalité de nos âmes.
Avec lui, mort et philosophie se livrent au même travail que Pénélope, défaisant ce que la vie a tissé et délivrant l'âme de l'oubli d'elle-même.
Il est impossible de lire ce dialogue-là tout à fait comme on en lirait un autre. Platon, qui n'assistait ni à ce dernier entretien ni à ces derniers instants du maître, les élève à une vérité plus haute que toute exactitude historique. Et Socrate qui, « demain », ne sera plus là, est présent comme il ne l'a jamais été.
"Les hommes de terre ne croient pas vraiment aux géants. Ils pensent que nous n'existons pas."Sophie ne rêve pas, cette nuit-là, quand elle est tirée de son lit par un géant ! Heureusement, c'est le Bon Gros Géant, le BGG, qui se nourrit de schnockombres et boit de la frambouille. Mais il existe d'autres géants au pays des géants : des brutes de quinze mètres de haut qui ne raffolent que d'une chose : les hommes de terre. Sophie et son ami le BGG pourront-ils les arrêter ? Espérons-le, sinon vous pourriez bien être le prochain à vous faire gober par un affreux géant.