PrésentationPréfaces de la première édition et de la troisième édition anglaiseNotes du traducteur pour les première, deuxième, troisième et quatrième éditionsIntroductionPremière partie. — La technique de l'analyse des enfantsI. Les fondements psychologiques de l'analyse des enfantsII. La technique de l'analyse des jeunes enfantsIII. Une névrose obsessionnelle chez une fillette de six ansIV. La technique de l'analyse des enfants au cours de la période de latenceV. La technique de l'analyse des enfants à l'époque de la pubertéVI. La névrose chez l'enfantVII. Les activités sexuelles des enfantsDeuxième partie. — Les premières situations anxiogènes et leur retentissement sur le développement de l'enfantVIII. Les premiers stades du conflit oedipien et la formation du surmoiIX. Les rapports entre la névrose obsessionnelle et les premiers stades de la formation du surmoiX. Le rôle des premières situations anxiogènes dans la formation du moiXI. Le retentissement des premières situations anxiogènes sur le développement sexuel de la filleXII. Le retentissement des premières situations anxiogènes sur le développement sexuel du garçonAppendice. — Limites et portée de l'analyse des enfantsBibliographieNotes de l'auteur (1948 et 1958)Tableau des cas cliniquesIndex général
« Les débuts de l'analyse des enfants remontent à plus de vingt ans, avec celle du "petit Hans" par le fondateur de la psychanalyse. Cette première analyse d'un enfant par Freud avait une haute portée scientifique. Sa réussite chez un enfant de moins de cinq ans prouvait la possibilité d'appliquer, même aux jeunes enfants, les méthodes de la psychanalyse. Surtout, elle confirmait en tous points la réalité, jusque là fort discutée, de ces pulsions infantiles que Freud avait découvertes chez l'adulte. »Ce livre, l'aboutissement des premiers travaux de Melanie Klein, est devenu un classique de l'analyse d'enfants. L'auteur y expose la technique de l'analyse par le jeu, créée à Berlin au début des années 1920. « Son concept de l'identification projective comme sa technique d'interprétation sexuelle très précoce des jeux de l'enfant, ont fait d'elle une créatrice particulièrement originale. Elle a exercé une influence considérable sur l'évolution du mouvement psychanalytique. » (A. de Mijolla)
Elena, une jeune Roumaine née en Bessarabie et ballottée par l'Histoire, rencontre à un bal en 1958 un homme dont elle tombe passionnément amoureuse. Il est juif, et ses parents s'opposent au mariage. Elena finit par épouser Jacob et par réaliser son rêve : quitter la Roumanie communiste et antisémite de Ceausescu. Émigrer aux États-Unis. Elle devient américaine, et se fait appeler Helen. Elle a rompu avec le passé, mais l'avenir n'est plus un rêve. Helen est maintenant confrontée à une réalité qui lui échappe : la maladie et la dépression de son mari ; l'indépendance de ce fils à qui elle a tout sacrifié, et qui épouse une Française malgré l'opposition de ses parents. Cette jeune femme égoïste, arrogante, imbue d'un sentiment de supériorité presque national, Helen ne l'aime pas. Cette belle-mère dont le silence recèle une hostilité croissante, Marie en a peur. Pourtant, entre ces deux femmes que tout oppose - leur origine, leurs valeurs et leur attachement au même homme -, quelque chose grandit qui ressemble à de l'amour.
Les narrateurs sont deux frères nés de mère algérienne et de père allemand. Ils ont été élevés par un vieil oncle immigré dans une cité de la banlieue parisienne, tandis que leurs parents restaient dans leur village d'Aïn Deb, près de Sétif. En 1994, le GIA massacre une partie de la population du bourg. Pour les deux fils, le deuil va se doubler d'une douleur bien plus atroce : la révélation de ce que fut leur père, cet Allemand qui jouissait du titre prestigieux de moudjahid... Basé sur une histoire authentique, le roman propose une réflexion véhémente et profonde, nourrie par la pensée de Primo Levi. Il relie trois épisodes à la fois dissemblables et proches : la Shoah, vue à travers le regard d'un jeune Arabe qui découvre avec horreur la réalité de l'extermination de masse ; la sale guerre des années 1990 en Algérie ; la situation des banlieues françaises, et en particulier la vie des Algériens qui s'y trouvent depuis deux générations dans un abandon croissant de la République. "À ce train, dit un personnage, parce que nos parents sont trop pieux et nos gamins trop naïfs, la cité sera bientôt une république islamique parfaitement constituée. Vous devrez alors lui faire la guerre si vous voulez seulement la contenir dans ses frontières actuelles." Sur un sujet aussi délicat, Sansal parvient à faire entendre une voix d'une sincérité bouleversante.