La mère de l'auteur s'est tuée le 21 novembre 1971, à l'âge de 51 ans. Quelques semaines plus tard, Peter Handke décide d'écrire un livre sur cette vie et ce suicide. Simple histoire, mais qui contient quelque chose d'indicible. Histoire d'une vie déserte, où il n'a jamais été question de devenir quoi que ce soit. Vie sans exigence, sans désirs, où les besoins eux-mêmes n'osent s'avouer, sont considérés comme du luxe.À trente ans, cette vie est pratiquement finie. Et pourtant, lorsqu'elle était petite fille, cette femme avait supplié "qu'on lui permette d'apprendre quelque chose".
Immigrée irlandaise courageuse et obstinée arrivée seule à New York à la fin du XIXe siècle, Mary Mallon travaille comme lingère avant de se découvrir un talent caché pour la cuisine. Malheureusement, dans toutes les maisons bourgeoises où elle est employée, les gens contractent la typhoïde, et certains en meurent. Mary, de son côté, ne présente aucun symptôme de la maladie. Au contraire, sa robustesse est presque indécente. Des médecins finissent par s'intéresser à son cas, mais la cuisinière déteste qu'on l'observe comme une bête curieuse et refuse de coopérer. Pourquoi la traite-t-on comme une malade alors qu'elle est en parfaite santé ? Les autorités sanitaires, qui la considèrent comme dangereuse décident de l'envoyer en quarantaine sur une île au large de Manhattan. Commence alors pour Mary Mallon, femme indépendante, un combat à armes inégales pour sa liberté...
À l'école, je suis Maurice, celui qui répond parfaitement aux questions de la maîtresse et utilise de belles formules de politesse. Mais à la maison je suis Mo, Tit'tête ou bouffon à lunettes, celui qui dit des gros mots. Depuis que j'ai découvert que mon copain Hippolyte a une famille pleine de gens célèbres, ma vie s'est effondrée. Dans ma famille à moi, on rigole bien, mais une chose est sûre : y a pas de héros, rien que des zéros. Enfin, c'est ce que je pensais jusqu'à ce que maman sorte un vieil album photo du placard à fouillis...