Que va faire le modeste Dutilleul, employé modèle au ministère, de sa singulière faculté de passer à travers les murs ?D'abord indifférent à son pouvoir, le brave homme finit par en user sans ménagement, jusqu'au jour où...
ISBN: 9789938070521
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L’enfance est là… C’est la Tunisie. C’est la canicule dans la pénombre de la chambre. C’est aussi le silence dehors. Un silence blanc de lumière, un silence qui aveugle. Aucun bruit… C’est l’heure de la sieste. Je n’aime pas la sieste, et maman l’ordonne. Alors, j’enfouis sous le drap avec mes Dinky-Toy et l’ours qui me tient compagnie. Je chantonne dans ma tête. J’ai des rêves pour cent ans, de l’imagination à revendre et je m’adore.
Que va faire le modeste Dutilleul, employé modèle au ministère, de sa singulière faculté de passer à travers les murs ?D'abord indifférent à son pouvoir, le brave homme finit par en user sans ménagement, jusqu'au jour où...
Version définitive (1968) suivie de la première version éditée (1947).
"J'allais mal ; tout va mal ; j'attendais la fin. Quand j'ai rencontré Victorien Salagnon, il ne pouvait être pire, il l'avait faite la guerre de vingt ans qui nous obsède, qui n'arrive pas à finir, il avait parcouru le monde avec sa bande armée, il devait avoir du sang jusqu'aux coudes. Mais il m'a appris à peindre. Il devait être le seul peintre de toute l'armée coloniale, mais là-bas on ne faisait pas attention à ces détails. Il m'apprit à peindre, et en échange je lui écrivis son histoire. Il dit, et je pus montrer, et je vis le fleuve de sang qui traverse ma ville si paisible, je vis l'art français de la guerre qui ne change pas, et je vis l'émeute qui vient toujours pour les mêmes raisons, des raisons françaises qui ne changent pas. Victorien Salagnon me rendit le temps tout entier, à travers la guerre qui hante notre langue." Alexis Jenni.
Comme son père, et comme le père de son père, Hassan vit de la culture des olives dans le petit village palestinien d'Ein Hod. Mais en 1948, lors du conflit qui suit la création de l'État d'Israël, Ein Hod est détruit et ses habitants conduits vers un camp de réfugiés. Pour Hassan, cet exil s'accompagne de la douleur de voir l'ancestral cycle familial brisé à jamais. Son jeune fils Ismaïl a été enlevé par des Israéliens qui lui cacheront ses origines. L'aîné, Youssef, grandira dans la haine des Juifs, prêt à toutes les extrémités. Quant à Amal, sa fille, elle tentera sa chance aux États-Unis, inconsolable cependant d'avoir fui les siens.
La guerre les a séparés. Elle seule pourra les réunir...
" L'écriture de Susan Abulhawa est à l'image de cette interminable tragédie, traversée de rancœur, de naïveté, mais surtout d'une émotion, d'une poésie, d'une nostalgie, d'une tendresse auxquelles on ne résiste pas. " Robert Verdussen – La Libre Belgique
@ Disponible chez 12-21
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