Jeune provincial dévoré d'ambition, Julien Sorel n'a de cesse de s'élever au-dessus de sa condition médiocre. Plutôt que dans l'Eglise, il choisit de faire carrière dans le monde. De la Franche-Comté à Paris, son énergique obstination ne s'embarrasse pas de scrupules. L'amour qu'il s'attache à inspirer à la douce Mme de Rénal, puis à l'altière Mathilde de La Mole, sert ses intérêts, et il parvient pas à pas au sommet de l'échelle sociale. Mais les froids calculs de l'ambition ne peuvent impunément se jouer des coeurs passionnés. Julien en fera la terrible expérience. Dans ce roman d'un jeune homme pauvre, avide de réussite et de reconnaissance, Stendhal donne également une peinture incisive de l'époque de la Restauration, qui confronte les héritiers de l'Ancien Régime et ceux de la Révolution.
"Cette histoire est arrivée dans un tout petit village d'Afrique de l'Ouest. Mon village n'a pas de nom. On l'appelle le "Village".Moi, je l'appelle "le néant". Aujourd'hui, je suis le nouvel instituteur de mon village. Et chaque jour, j'ai de moins en moins d'élèves. Ils disparaissent un à un dans une étrange bâtisse blanche, d'où ils ressortent avec de l'argent. Il faut que j'aille les chercher pour les ramener à l'école."
À la veille de la Seconde Guerre mondiale, Felix Kersten est spécialisé dans les massages thérapeutiques. Parmi sa clientèle huppée figurent les grands d'Europe. Pris entre les principes qui constituent les fondements de sa profession et ses convictions, le docteur Kersten consent à examiner Himmler, le puissant chef de la Gestapo. Affligé d'intolérables douleurs d'estomac, celui-ci en fait bientôt son médecin personnel. C'est le début d'une étonnante lutte, Felix Kersten utilisant la confiance du fanatique bourreau pour arracher des milliers de victimes à l'enfer. Joseph Kessel nous raconte l'incroyable histoire du docteur Kersten et lève le voile sur un épisode méconnu du XXᵉ siècle.