Guan Moye dit "Mo Yan" est un écrivain chinois.
Né dans une famille de paysans pauvres du Shandong, Mo Yan a longtemps vécu au cœur de la campagne chinoise, dont le souvenir nourrit son œuvre. Il quitte l'école pour travailler aux champs dès la fin de ses études primaires. En 1979, il s'enrôle dans l'armée.
Il commence à écrire en 1981 et entre en 1984 à l'Institut de l'art de l'armée de libération. Il atteint la notoriété avec "Le Clan du sorgho", qui est porté à l'écran sous le nom "Le Sorgho rouge" par Zhang Yimou en 1986. Ce dernier adaptera aussi "Le maître a de plus en plus d'humour" (1999) en 2000.
Ce récit bref a suscité au Moyen Age un tel engouement que de nombreux troubadours ne se sont pas privés de citer en exemple l'idylle des deux héros.
Le Conte de Floire et Blanchefleur figure parmi les œuvres fondatrices de la littérature narrative sentimentale : sur le motif antique des jeunes amants que le destin a séparés et que la force de l'amour réunira, un clerc du XIIe siècle a composé un récit initiatique captivant, riche de sens et alerte de forme. Ce récit bref a suscité au Moyen Age un tel engouement que de nombreux troubadours ne se sont pas privés de citer en exemple l'idylle des deux héros. La présente édition s'efforce de mettre à la disposition du lecteur d'aujourd'hui un texte qui réponde aux exigences de la philologie moderne tout en cherchant à faire apparaître les contours du récit primitif, altéré par la tradition manuscrite et parfois dénaturé par les interventions des remanieurs. La traduction, outre le secours qu'elle fournit au lecteur que le déchiffrement de l'ancien français pourrait déconcerter, tente de refléter aussi fidèlement que possible le ton et le style du récit originel et, les notes aidant, de procurer à chacun les moyens de procéder à une lecture à la fois pertinente et plaisante.
"Il m'aura fallu courir le monde et tomber d'un toit pour saisir que je disposais là, sous mes yeux, dans un pays si proche dont j'ignorais les replis, d'un réseau de chemins campagnards ouverts sur le mystère, baignés de pur silence, miraculeusement vides. La vie me laissait une chance, il était donc grand temps de traverser la France à pied sur mes chemins noirs. Là, personne ne vous indique ni comment vous tenir, ni quoi penser, ni même la direction à prendre." Sylvain Tesson.