Le notaire, le médecin, la femme du pasteur : tout le monde y passe, y compris Jerry, un jeune citadin venu achever sa convalescence après un grave accident. La calomnie fait son oeuvre, le doute s'insinue, même si les accusations portées par le « corbeau » semblent extravagantes.Mais lorsqu'une lettre particulièrement odieuse provoque le suicide de l'honorable Mrs Symmington, on est contraint de se dire que l'anonyme, pour mal renseigné qu'il fût, a dû cette fois-ci toucher juste.Alors la petite communauté villageoise de Lymstock entre en ébullition.
Et il faudra l'intuition et la perspicacité inégalables de Miss Marple pour deviner le leurre disposé aux yeux de tous par un criminel des plus retors... $
"Tout le monde riait. Les Manoscrivi riaient. C'est l'image d'eux qui est restée. Jean-Lino, en chemise parme, avec ses nouvelles lunettes jaunes semi-rondes, debout derrière le canapé, empourpré par le champagne ou par l'excitation d'être en société, toutes dents exposées. Lydie, assise en dessous, jupe déployée de part et d'autre, visage penché vers la gauche et riant aux éclats. Riant sans doute du dernier rire de sa vie. Un rire que je scrute à l'infini. Un rire sans malice, sans coquetterie, que j'entends encore résonner avec son fond bêta, un rire que rien ne menace, qui ne devine rien, ne sait rien. Nous ne sommes pas prévenus de l'irrémédiable."
Dorothée et son jeune chien Toto sont emportés par un cyclone et transportés dans un pays merveilleux. Seul le grand et puissant magicien d'Oz peut aider la jeune fille à rentrer chez elle, dans le Kansas. Mais le chemin est long et semé d'embûches : accompagnée d'un épouvantail qui se plaint de ne pas avoir de cerveau, d'un bûcheron en fer-blanc qui dit ne pas avoir de cœur, et d'un lion qui a peur de manquer de courage, Dorothée se rend dans la Cité d'Émeraude...
Dans l'islam, il est permis à un homme qui part en voyage de contracter un mariage à durée déterminée pour ne pas être tenté de Fréquenter les prostituées. On le nomme "mariage de plaisir". C'est ainsi qu'Amir, un commerçant prospère de Fès, épouse Temporairement Nabou, une Peule de Dakar, où il vient s'approvisionner chaque année en marchandises. Mais voilà qu'Amir se découvre amoureux de Nabou et lui propose de la ramener à Fès avec lui. Nabou accepte, devient sa seconde épouse et donne bientôt naissance à des jumeaux. L'un blanc, l'autre noir. Elle doit affronter dès lors la terrible jalousie de la première épouse blanche et le racisme quotidien. Puissante saga s'étalant sur trois générations entre Dakar, Fès et Tanger, Le mariage de plaisir est aussi un grand roman d'amour.
Dernier volume de la trilogie dont Actes Sud a déjà publié les deux premiers titres — La Véranda aveugle et La Chambre silencieuse —, ce roman s'ouvre sur une scène d'enterrement. Tora a avorté du bébé que lui a fait Henrik, son beau-père. Elle a dissimulé ce petit "oisillon" sous un monceau de pierres, espérant enfouir en même temps la culpabilité et la honte que lui inspire son propre corps. Son seul rayon d'espoir réside dans l'énergie qu'est capable de lui transmettre sa tante Rakel, pourtant à l'agonie, qui lui enseigne comment tenir tête au monde, à l'adversité et aux dangers.
Clôturant une histoire riche en événements autant qu'en réflexions sur la conquête de soi, ce beau livre orageux, tumultueux, fait enfin se lever pour l'héroïne un vent d'espérance qui pourrait bien n'être qu'une brise passagère.