Un fils parle de son père, enfant à la prunelle vive dans une Tunisie sous protectorat. Le petit garçon de la médina, soutenu par son instituteur, réalise enfin son rêve de devenir avocat. Autour de lui, prépondérants et indigènes se croisent sans se mêler, artisans des souks et cochers maltais s'affairent dans un monde qui chancelle sur la crête du chaos. Les deux conflits mondiaux, la main de fer du résident général, l'indépendance, autant de convulsions à affronter côte à côte pour le père et le fils. Entre confrontation et connivence, leur attachement est indicible dans une société qui impose la pudeur des sentiments.
Hommage émouvant au père et à l'enfance, Ali Bécheur nous offre ici, sur deux générations, une traversée du siècle magistrale et intime.
Ali Bécheur, né à Sousse, vit à Tunis où il a exercé la profession d’avocat. Auteur de romans et de nouvelles, il est un auteur phare de la littérature tunisienne d’aujourd’hui.
il a notamment reçu le prix de l’Association Tunisie-France pour l’ensemble de son oeuvre, tandis que son roman Le Paradis des Femmes (Elyzad, 2006) a été finaliste du Prix des cinq continents de la Francophonie et s’est vu récompensé du Prix Comar d’Or en Tunisie la même année.
Avril 1975, Saïgon est en plein chaos. À l'abri d'une villa, entre deux whiskies, un général de l'armée du Sud Vietnam et son capitaine dressent la liste de ceux qui pourront quitter le pays par les derniers avions. Mais ce que le général ignore, c'est que son capitaine est un agent double au service des communistes. Arrivé en Californie, tandis que le général et ses compatriotes exilés tentent de recréer un petit bout de Vietnam sous le soleil de L.A., notre homme observe et rend des comptes dans des lettres codées à son meilleur ami resté au pays. Dans ce microcosme où chacun soupçonne l'autre, notre homme lutte pour ne pas dévoiler sa véritable identité, parfois au prix de décisions aux conséquences dramatiques. Et face à cette femme dont il pourrait bien être amoureux, sa loyauté vacille...
" Un point de vue inédit sur la guerre du Viêtnam. Un roman d'espionnage féroce, drôle et profondément ambivalent. " Marguerite Baux – ELLE
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Clément Baude
Juliette, ingénieur dans l'informatique, et Olivier, journaliste, ont deux enfants et une vie de couple moderne. Lorsque Olivier avoue à sa femme avoir une liaison, l'univers de Juliette vacille. Comment survivre à la trahison ? C'est à cette question que ce roman, écrit au scalpel, sans concession mais non sans humour, entend répondre. Rien n'y échappe, ni les risques de la vie à deux et les glissements du désir ni les contradictions d'un certain féminisme et la difficulté d'être un homme aujourd'hui.
"Le monde se divise en deux catégories. Ceux qui partent. Et ceux qui restent."La quarantaine, écrivain, Sacha quitte Paris pour le calme d'une petite ville du Sud. À peine installé, il retrouve son ami de jeunesse. Celui qu'il a toujours appelé l'autostoppeur vit désormais avec Marie et leur fils, habitués à ses disparitions et ses retours inopinés. Mais l'arrivée de Sacha bouleverse cet équilibre familial.Entre Sacha et Marie, les liens se resserrent. Que vaut la liberté face à l'amitié et à l'amour ?
Il n'a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin - d'instinct. Il rencontre alors les
habitants d'un hameau perdu, puis Brabek l'ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, et découvre l'amour charnel avec Emma, mélomane lumineuse. Viendra ensuite la guerre, l'effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de la civilisation. À sa façon singulière, radicale, drôle, grave, Le garçon est l'immense roman de l'épreuve du monde.