Ces dix textes, dont la production s'est étalée sur plus de trente ans, confrontent les cadres de vie imposés par la modernité à l'arsenal de dogmes et de traditions toujours vivaces dans l'espace arabe. Ils tentent de voir dans quelle mesure raidissements et compromis apportent des réponses viables aux défis concrets du présent. Sont ainsi interrogées la langue arabe, l'allégeance communautaire et l'image du corps en islam, autant que l'émergence de l'individualité et de l'esprit critique.
L'aspiration à la démocratie est placée dans le prolongement de la libération multiforme des individus. Compte est rendu de la multiplicité des entraves sur lesquelles l'une et l'autre continuent de buter. Elles peuvent être dévoyées, essuyer des revers, partiels ou globaux ; elles continuent de marquer le présent, plus ou moins discrètement, en attendant des lendemains meilleurs.
Une curieuse digression sur les kangourous. Un éléphant qui se volatilise. Un nain diabolique qui danse. Ou encore une jeune fille " cent pour cent parfaite "... Merveilleuses trouvailles, ces dix-sept contes renouvellent le quotidien d'un éclat enchanteur et déploient, entre poésie et humour, tout l'art magistral de Murakami.
" Murakami passe du réalisme domestique à l'absurde, l'air de rien, en sautant une ligne. Ici encore, les noirs sont profonds. Les personnages attendent – parfois vainement – un événement quel qu'il soit. Un accident. C'est tout le contraire de la littérature de Murakami qui, elle, ne doit rien au hasard. " Nils C. Ahl, Le Monde des livres
Traduit du japonais par Corinne Atlan et Véronique Brindeau
A la fin du XIXe siècle, au Japon, le jeune Yuko s'adonne à l'art difficile du haïku. Afin de parfaire sa maîtrise, il décide de se rendre dans le sud du pays, auprès d'un maître avec lequel il se lie d'emblée, sans qu'on sache lequel des deux apporte le plus à l'autre. Dans cette relation faite de respect, de silence et de signes, l'image obsédante d'une femme disparue dans les neiges réunira les deux hommes.
Dans une langue concise et blanche, Maxence Fermine cisèle une histoire où la beauté et l'amour ont la fulgurance du haïku. On y trouve aussi le portrait d'un Japon raffiné où, entre violence et douceur, la tradition s'affronte aux forces de la vie.