"J'étais, sans le savoir, un enfant heureux, relativement heureux, il est vrai. Mais ce n'était qu'une impression d'ensemble. Car ma vie, même alors, ne manquait pas de petits malheurs auxquels je n'arrivais pas à m'habituer. Il faut remonter à novembre 1944. J'avais treize ans." Jeff porte sur la lèvre un petit bec-de-lièvre que tout le monde nomme la "cicatrice". Une infirmité dont il ne connaît pas la cause et qui lui vaut moqueries et méchancetés de toutes sortes.
Parce qu'il ne sait s'en défendre, il intériorise toute cette douleur, toutes ces blessures morales répétées. A cet âge si sensible, s'enfermant peu à peu, il souffre et fait souffrir ceux qui l'aiment sans réserve...
Faire le tour du monde en 80 jours : c'est le pari qu'a pris Phileas Fogg, excentrique gentleman londonien, devant ses confrères du Reform-Club. S'il échoue, il amputera sa fortune de moitié – issue peu probable, tant ce maniaque de l'heure exacte prise la ponctualité. Commence alors pour lui et son débrouillard de domestique, le Français Passepartout, un périlleux périple qui les conduira des Indes Mystérieuses aux Amériques peuplées de Sioux féroces – à pied ou en paquebot, en chemin de fer ou à dos d'éléphant – en une extravagante et légendaire course contre la montre...
Jeter une lumière sur les problèmes les plus sérieux et en même temps ne pas prononcer une seule phrase sérieuse, être fasciné par la réalité du monde contemporain et en même temps éviter tout réalisme, voilà La fête de l'insignifiance. Drôle de rire inspiré par notre époque qui est comique parce qu'elle a perdu tout sens de l'humour.