Abdelwaheb Meddeb appartient à cette longue lignée de penseurs qui ne cessent de baliser l'itinéraire d'une modernité critique et inquiète, revenant assidûment sur leurs pas pour parcourir et questionner ces " blanches traverse du passé" en se préservant le droit d'évacuer ce qui serait jugé obsolète . Les intervenants de ce colloque en hommage à Abdelwahab Meddeb mettent en présence les différents sens de la pensée libre- qu'elle soit celle de Meddeb , de kamel Daoud, de Michaux, de Quignard , de Khatibi, de Tardieu ou des humoristes contemporains-et tentent d'identifier de près les problématiques et les canevas à travers lesquels se joue, au présent , ce débat de la liberté et du sens, du questionnement et du dogme,des forces du mouvement et de celles de l'inertie, de l'inné et de l'acquis.
À quelques mois de la retraite, Mohamed n'a aucune envie de quitter l'atelier où il a travaillé presque toute sa vie depuis qu'il est parti du bled. Afin de chasser le malaise diffus qui l'envahit, il s'interroge sur lui-même avec simplicité et humilité. Il pense à son amour profond pour l'islam, dont il n'aime pas les dérives fanatiques ; il se désole de voir ses enfants si éloignés de leurs racines marocaines ; il réalise surtout à quel point la retraite est pour lui le plus grand malheur de son existence. Un matin, il prend la route de son village natal, décidé à construire une immense maison qui accueillera tous ses enfants. Un retour "au pays" qui sera loin de ressembler à ce qu'il imaginait.
This website uses cookies to ensure you get the best experience on our website