Dans un ancien quartier de Séoul envahi par les boutiques à la mode, une petite échoppe fait de la résistance. Une petite laverie qui, pour certains habitants, est un havre de paix dans une époque où tout change trop vite. Ici, ils trouvent des étagères pleines de livres, un éclairage chaleureux et l'odeur du café qui se mélange à celle du linge fraîchement lavé. Et puis un jour, un carnet est oublié sur la table. Un par un, des clients commencent à écrire dans ce journal leurs joies, leurs chagrins et leurs espoirs. Un homme âgé qui ne sait pas comment réparer sa relation avec son fils ; une mère menacée d'expulsion ; une jeune femme prisonnière d'une relation toxique... Des voisins qui n'étaient autrefois que des visages anonymes choisissent de répondre et, peu à peu, de s'entraider. La petite laverie devient le lieu de rencontres précieuses qui vont bouleverser la vie de ceux qui en poussent la porte.
Au milieu du XIXᵉ siècle, Narcisse Pelletier, un jeune matelot français, est abandonné sur une plage d'Australie. Dix-sept ans plus tard, un navire anglais le retrouve par hasard : il vit nu, tatoué, sait chasser et pêcher à la manière de la tribu qui l'a recueilli. Il a perdu l'usage de la langue française et oublié son nom. Que s'est-il passé pendant ces dix-sept années ? C'est l'énigme à laquelle se heurte Octave de Vallombrun, l'homme providentiel qui recueille à Sydney celui qu'on surnomme désormais le "sauvage blanc". Inspiré d'une histoire vraie, Ce qu'il advint du sauvage blanc a été récompensé par huit prix littéraires, dont le Goncourt du premier roman 2012.
Avril 1975, Saïgon est en plein chaos. À l'abri d'une villa, entre deux whiskies, un général de l'armée du Sud Vietnam et son capitaine dressent la liste de ceux qui pourront quitter le pays par les derniers avions. Mais ce que le général ignore, c'est que son capitaine est un agent double au service des communistes. Arrivé en Californie, tandis que le général et ses compatriotes exilés tentent de recréer un petit bout de Vietnam sous le soleil de L.A., notre homme observe et rend des comptes dans des lettres codées à son meilleur ami resté au pays. Dans ce microcosme où chacun soupçonne l'autre, notre homme lutte pour ne pas dévoiler sa véritable identité, parfois au prix de décisions aux conséquences dramatiques. Et face à cette femme dont il pourrait bien être amoureux, sa loyauté vacille...
" Un point de vue inédit sur la guerre du Viêtnam. Un roman d'espionnage féroce, drôle et profondément ambivalent. " Marguerite Baux – ELLE
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Clément Baude
"Il y a un âge où on ne rencontre plus la vie mais le temps. On cesse de voir la vie vivre. On voit le temps qui est en train de dévorer la vie toute crue. Alors le coeur se serre. On se tient à des morceaux de bois pour voir encore un peu le spectacle qui saigne d'un bout à l'autre du monde et pour ne pas y tomber."
Moi, Alfa Ndiaye, dernier fils du vieil homme, j'ai vu les obus malicieux, les ennemis aux yeux bleus, le ventre ouvert de mon plus que frère, Mademba. Par la vérité de Dieu, j'ai entendu le capitaine Armand et son sifflet de mort, les cris des camarades. Ils disent que je mérite une médaille, que ma famille serait fière de moi. Moi, Alfa Ndiaye, dernier fils du vieil homme, je suis tirailleur sénégalais.
Né à Paris en 1966, David Diop a grandi au Sénégal. Il est actuellement maître de conférences à l'université de Pau.
" Un texte d'une puissance déchirante."
Libération
" Une langue obsédante, chantante, gorgée de métaphores et d'allégories. "
Athènes, de nos jours. Nausicaa, une dame de quatre-vingt-neuf ans, demande à un étudiant en philosophie qu'elle héberge d'enquêter sur le mont Athos, cette "république monastique" où les femmes ne sont pas admises. Nausicaa songe-t-elle à laisser sa fortune aux moines ? Espère-t-elle retrouver son frère disparu il y a cinquante ans ? Au hasard de lectures et de rencontres singulières, le jeune homme va découvrir une communauté richissime, qui pèse d'un poids considérable sur la vie politique du pays, et dont personne ne prend le risque de contester les privilèges ni de dévoiler les secrets... Vassilis Alexakis nous livre une exploration aussi captivante que troublante, jouant des références érudites avec humour, tissant, au fil des pages, un véritable éloge de la philosophie, une célébration du doute en somme.