Au terme d'un repas, un banquier démontre à son convive que ses convictions et ses actions en matière d'anarchisme n'ont rien à envier à celles des poseurs de bombe. Il déploie ainsi les trésors d'une rhétorique insidieuse au service de sa personne et s'installe dans de provocants paradoxes. Si ce banquier anarchiste nous enchante par son esprit retors, ses raisonnements par l'absurde et une mauvaise foi réjouissante, la véritable dimension du livre, cependant, n'est pas là : il s'agit en fait d'un pamphlet incendiaire contre la société bourgeoise, ses hypocrisies et ses mensonges.
C'est aussi une dénonciation du pouvoir de l'argent, qui mine de l'intérieur le bien le plus précieux de l'homme : la liberté.
Ce qui est bien à la maison, c'est qu'on peut s'amuser avec maman, faire des mots croisés très difficiles avec papa ou téléphoner à Alceste. Mais en train ou en avion, en Bretagne ou en Espagne, quand on part en vacances, on est drôlement content parce que c'est toujours une aventure terrible ! Après, on a des tas de souvenirs à raconter aux copains quand on rentre à l'école...