Au moment où j'écris ce livre, deux crises , de nature et de dimension différentes, inquiètent particulièrement l'Europe et le monde : la guerre en Ukraine et la crise économique et sociale en Tunisie. La première menace la paix militaire et la seconde la paix sociale, en Europe .Ces deux crises illustrent bien les souffrances et les destructions infligées aux peuples par les crises économiques et par les conflits internationaux . De nombreux signaux indiquent que les peuples n'accepteront plus ce destin et se révolteront de plus en plus violemment . Le meilleur remède à ces deux crises lancinantes, c'est la décentralisation . Un outil puissant, négligé ou mal connu de nos dirigeants, mais dont on ne peut plus se passer pour faire face aux crises et aux aspirations des peuples du monde. C'est ce que je vais exposer ici.
Que se passerait-il outre-Manche si Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, d'un coup, rien n'arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu'elle en vienne à négliger ses engagements royaux ? C'est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les soeurs Brontë, Jean Genet et bien d'autres défilent sous l'oeil implacable d'Elizabeth, cependant que le monde so British de Buckingham Palace s'inquiète. Du valet de chambre au prince Philip, tous grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l'implacable protocole de la maison Windsor. Un succès mondial a récompensé cette joyeuse farce qui, par-delà la drôlerie, est aussi une belle réflexion sur le pouvoir subversif de la lecture.