إثرَ دَفْن السيدة فاتن في مقبرة " الجناح الأخضر "، تهتُ في المدينة الغاصّة بجموع غفيرة رافعة الأعلام السوداء، مُرَددة بأصوات غاضبة:الله أكبر الله أكبر الله أكبر ... في الصف الأمامي لتلك الجموع، رأيت عمر وقد ازدادت لحيته طولا، ووجهه شحوبا، وسحنته عبوسا وتجهّما ... أصبت بإحباط واعتراني خواء لم أعرف لهما مثيلا مُذْ فررتُ من بيت جدي ... مررت بـ " الوكالة " فوجدتها مُغْلقة ... والعَطّار العجوز القريب منها أخبرني أن مختار يرقدُ في مستشفى سوسة بعد إصابته بنوبة قلبية خطيرة ... عدتّ إلى قلب المدينة لأجد عند " باب تونس " جموعا أخرى أشد غضبا وهيجانا من تلك التي شاهدتها بعد دَفْن السيدة فاتن. وكانت تلك الجموع تُدمْدمُ مُطالبة بغلق محلّ البغاء، ورجْم نسائه الفاسدات الفاسقات. من خلف الباب الأزرق الوسخ، تتعالى صيحات نساء فزعات، يستنجدن، ويتوسّلن، راجيات الرحمة والغفران ... غير أن تلك الجموع لم تلبث أن حطمت الباب لتقتحم المحل مُلوّحة بالفؤوس والهراوات الغليظة ... استبدّ بي الرعب، فابتعدت بخطوات مُتعثرة لأجد نفسي في الخلاء ولا شيء غير الصمت، ووحشة السهول العارية المحيطة بمدينة " قاف " ...
Une curieuse digression sur les kangourous. Un éléphant qui se volatilise. Un nain diabolique qui danse. Ou encore une jeune fille " cent pour cent parfaite "... Merveilleuses trouvailles, ces dix-sept contes renouvellent le quotidien d'un éclat enchanteur et déploient, entre poésie et humour, tout l'art magistral de Murakami.
" Murakami passe du réalisme domestique à l'absurde, l'air de rien, en sautant une ligne. Ici encore, les noirs sont profonds. Les personnages attendent – parfois vainement – un événement quel qu'il soit. Un accident. C'est tout le contraire de la littérature de Murakami qui, elle, ne doit rien au hasard. " Nils C. Ahl, Le Monde des livres
Traduit du japonais par Corinne Atlan et Véronique Brindeau
" Un journal intime est une entreprise de lutte contre le désordre. Sans lui, comment contenir les hoquets de l'existence ? Toute vie est une convulsion : une semaine se passe au soleil, une autre dans l'ombre, un mois dans la paix, un autre sur la crête. Tout cela ne fait pas un destin, mais un effroyable battement, une trémulation de cauchemar. Le journal est la bouée de sauvetage dans l'océan de ces errements. Chaque soir, on y revient. On lui voue sa fidélité. Et grâce à lui une ligne se dessine, la vibration s'apaise en une très légère oscillation. " Sylvain Tesson
" Un merveilleux livre. Chaque page dévoile des trésors de poésie et des mots d'esprit lumineux. " Lucas Bretonnier – Le Parisien
" Toujours avec le même esprit dans ses bagages : la curiosité, cette capacité à s'émerveiller de toutes petites choses, et son talent pour raconter. " Mohammed Aïssaoui – Le Figaro littéraire