Cet essai s’inscrit dans un projet global de l’auteur dont l’ambition est de contribuer au renouvellement de la réflexion sur l’économie du développement et le savoir sur les sociétés de la marge. L’auteur suggère que la sortie de l’impasse actuelle du savoir sur le développement passe par son réenchantement.
Un réenchantement qui inscrit le savoir sur la marge dans cette confluence entre politique, économie, histoire, philosophie et culture. La poétique a pour objet de saisir cette écoute entre différentes sphères du savoir et ‘ouvrir sur la multiplicité des expériences et la diversité des pratiques sociales. Ce dialogue et cette confiance entre champs du savoir et pratiques sociales ont été renforcés par les printemps arabes et la quête qui émerge des sociétés du sud
Pantagruel censuré, Rabelais récidive avec Gargantua, ogre démesuré et grand seigneur de Touraine dont les aventures paraissent encore suspectes aux théologiens. Monstre de paresse, abruti de religion durant son enfance, il échappe au pédantisme des vieux tousseux de la Sorbonne, dérobe au passage les cloches de Notre-Dame, se cultive enfin auprès de l'humaniste Ponocrates, son maître. Survient la fabuleuse " guerre picrocholine ", née d'une querelle entre vignerons et boulangers tourangeaux, où se distingue le merveilleux frère Jean des Entommeures. En récompense, le moine utopiste pourra édifier son abbaye de Thélème où tolérance et liberté feront loi. D'un mot, Victor Hugo définissait Rabelais : " Son éclat de rire est un des gouffres de l'esprit. "
Préface de Victor Hugo
Traduction du moyen français par Marie-Madeleine Fragonard