2En France, nous avons pour références académiques en anthropologie Mircea Eliade ou Claude Lévi-Strauss , les Anglo-saxons se tournent vers les travaux de Joseph Campbell (1904-1987). Né dans les Plaines Blanches de l’État de New York et élevé au sein d’une famille catholique bourgeoise, il est encore enfant lorsqu’il visite le Musée d’Histoire naturelle de New York. Il réalise alors la similitude entre les récits bibliques et les mythologies indiennes chamaniques. C’est le moment de l’appel. Toute sa vie va en être bouleversée. Peu à peu, sa propre croyance dans la religion catholique se modifie. Il s’initie aux contes amérindiens. Il faudra cependant du temps avant que Campbell se consacre totalement à cette révélation. Il étudie d’abord la biologie et les mathématiques à l’université de Dartmouth. Puis, revenant à sa passion première, il se rend à l’université prestigieuse de Columbia à New York, pour faire une maîtrise en Littérature comparée. Lors d’un bref voyage en Europe en 1924, il rencontre Jiddu Krishnamurti qui l’oriente vers la mythologie asiatique et hindoue.
Juliette, ingénieur dans l'informatique, et Olivier, journaliste, ont deux enfants et une vie de couple moderne. Lorsque Olivier avoue à sa femme avoir une liaison, l'univers de Juliette vacille. Comment survivre à la trahison ? C'est à cette question que ce roman, écrit au scalpel, sans concession mais non sans humour, entend répondre. Rien n'y échappe, ni les risques de la vie à deux et les glissements du désir ni les contradictions d'un certain féminisme et la difficulté d'être un homme aujourd'hui.
20 mars 1995. Des disciples de la secte Aum lâchent du gaz sarin dans le métro de Tokyo. Qu'est-ce qui fait qu'une telle folie survient dans le quotidien le plus banal ? Comment est-il possible d'être endoctriné au point de commettre un tel crime ? Regroupant les témoignages de blessés mais aussi de disciples de la secte, Haruki Murakami cherche à comprendre. Victimes et coupables sont-il vraiment si différents que les seconds soient considérés comme le diable en personne ? Et si les fanatiques d'Aum n'étaient finalement que l'effrayant miroir de ce dont nous sommes tous capables ? Avec ce livre dérangeant, Haruki Murakami développe les thèmes qui lui sont chers – l'étrangeté au monde, le culte du leader, le mal venu des profondeurs -, et livre une des pièces maîtresses de sa réflexion sur l'être humain.
Casablanca, début des années 2000. Un peintre, au sommet de sa gloire, se retrouve du jour au lendemain cloué dans un fauteuil roulant, paralysé par une attaque cérébrale. Sa carrière est brisée et sa vie brillante, faite d'expositions, de voyages et de liberté, foudroyée. Muré dans la maladie, il rumine sa défaite, persuadé que son mariage est responsable de son effondrement. Aussi décide-t-il, pour échapper à la dépression qui le guette, d'écrire en secret un livre qui racontera l'enfer de son couple. Un travail d'auto-analyse qui l'aidera à trouver le courage de se libérer de sa relation perverse et destructrice. Mais sa femme découvre le manuscrit caché dans un coffre de l'atelier et décide de livrer sa version des faits, répondant point par point aux accusations de son mari. Qu'est-ce que le bonheur conjugal dans une société où le mariage est une institution ? Souvent rien d'autre qu'une façade, une illusion entretenue par lâcheté ou respect des convenances. C'est ce que raconte ce roman en confrontant deux versants d'une même histoire.